En formation approfondie sur les procédures nationales de passation des marchés publics assurée depuis lundi 21 mars par l’Autorité de Régulation des Marchés Publics, les animateurs de la Cellule de Gestion des Projets et des Marchés Publics (CGPMP) de la compagnie aérienne Congo Airways SA avec Conseil Administration, ont franchi ce lundi 28 mars le cap des exercices pratiques. 
Sous l’encadrement de leurs formateurs, Magloire NGUNZA BENGA SAKA, Directeur des Statistiques et de la Communication et Pierre-Désiré KAPENGA, Chargé des Audits et enquêtes, répartis en trois groupes de cinq chacun, ils ont procédé, à l’élaboration d’un Dossier d’Appel d’Offres (DAO) d’un  marché des travaux ainsi qu’à la restitution.
Cet exercice, en effet, consiste à amener les séminaristes à faire preuve d’une bonne assimilation de la théorie en remplissant un Avis d’Appel d’Offres (AAO), les Données Particulières d’Appel d’Offres (DPAO), le Cahier des Clauses Administratives et Particulières (CCAP) et les différents formulaires.


  Vue des participants lors des travaux en ateliers (Photo ARMP/Maurice IPOMA)

«Il faut toujours être clair et précis avec les soumissionnaires, n’hésitez pas à reprendre  autant de fois l’objet du marché et fournir un effort pour avoir plus ou moins une page pour un avis d’appel d’offres », a conseillé le formateur Magloire NGUNZA, faisant appel au coût expansif d’insertion publicitaire dans les journaux.
L’objectif en lançant un avis d’appel d’offres est d’avoir des entreprises qui existent légalement ; justifiant d’une expérience pour avoir réalisé des travaux similaires ; des entreprises en ordre avec le paiement des impôts et taxes et démontrant leur affiliation à l’INSS, etc., a-t-il explicité, concernant les conditions techniques, administratives et légales requises. La qualité du personnel n’est pas à préciser à ce stade, a renchéri le formateur NGUNZA.
Le prix de vente du DAO doit tenir compte de l’importance du marché ainsi que du coût de l’impression, a-t-il par ailleurs ajouté, n’excluant pas des études pratiques quant à  ce.
Faut-il déterminer le montant de la garantie de l’offre en numéraire ou en pourcentage ? A cette question qui a soulevé un débat, le  formateur NGUNZA a répondu en faisant appel aux prescrits de l’article 168, alinéa 2 du Décret n°10/22 du 02 juin portant Manuel des procédures de la Loi relative aux marchés publics qui dispose : «L’autorité contractante est tenue de fixer, dans les données particulières de l’appel d’offres, le montant de la garantie d’offre soit en valeur absolue, soit en un pourcentage ne dépassant pas deux (2) pourcents du montant des offres des candidats.»
Quant à la période de délai controversé de la validité des offres, il a précisé que celle-ci varie entre 60 et 120 jours ; toutefois, il a recommandé aux apprenants d’accorder également une attention particulière aux notes infrapaginales du Document-Type d’Appel d’Offres (DTAO) qui apportent plus de précisions en cas de doute.
Bien qu’aucune préoccupation n’ait été relevée dans le remplissage des Données Particulières d’Appel d’Offres, les formateurs ont néanmoins conseillé la désignation expresse par la Personne Responsable des Marchés (PRM), d’une personne autre que celle qui réceptionne les courriers ordinaires pour la réception des offres.

Abordant l’aspect relatif aux critères de qualification du personnel, les apprenants ont été sensibilisés à ne pas placer la barre très haut dans l’évaluation. «Il serait souhaitable de requérir une expérience de 10 ans au maximum pour le personnel clé et 5 ans, pour les autres. Il faut aussi accorder la chance aux jeunes ; n’oubliez pas que ce faisant, vous êtes en train de créer une main d’œuvre expérimentée », a indiqué le Directeur NGUNZA.  

 

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